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Les quiproquos culturels, un passeport pour le rire

Morgane Ranzini

Que serait un voyage à l’étranger sans situations cocasses et quiproquos ? À tous ceux qui aiment découvrir de nouvelles cultures, vous avez probablement déjà rencontré l’un de ces petits moments de solitude et d’incompréhension avec les locaux. Et qui dit quiproquos dit souvent fou rire.

Partageons ensemble quelques exemples rigolos que nous devons à la fameuse " barrière de la langue " ou " barrière culturelle ".

QUAND L’IMPOLITESSE DEVIENT POLITESSE

« Mâche en silence ! », un grand classique de notre enfance et pourtant... Direction le Japon où vous pourrez vous faire plaisir en aspirant votre soupe et vos nouilles bruyamment comme vous en rêviez petit. Rien de tel pour exprimer votre délectation à vos hôtes. Une situation assez comique pour nous européens.

Et comment réagiriez-vous si, lors de votre arrivée chez des invités, vos hôtes vous proposaient de prendre une douche ? Un peu vexant j’en conviens, et pourtant cela pourrait bien vous arriver dans certaines régions du Brésil où le climat rend immédiatement cette proposition plus acceptable. Alors, si la situation se présente, ne prenez pas la mouche.

LA GESTUELLE N’EST PAS UNIVERSELLE

En Albanie, Bulgarie ou Roumanie, un dialogue de sourd peut très vite arriver par un hochement de tête inversé. Il vous faudra apprendre à dire « oui » en bougeant la tête de droite à gauche et « non » de haut en bas. Mais difficile de perdre une habitude si bien ancrée, non ? De quoi en perdre la tête !

Comme le dit le fameux proverbe : « jeu de mains, jeu de vilain ». Alors amis rockeurs, en voyage en Italie, au Brésil, à Cuba ou encore dans d’autre pays hispaniques, évitez le fameux symbole de la corne. Vous signifierez à vos hôtes que leur conjoint les trompe, ce qui risque de ne pas être très apprécié.

Et oui, même nos mains ne parlent pas la même langue ! Voici d’autres exemples d’impairs qui pourraient vous mettre dans l’embarras :

Patienter les mains sur les hanches en Indonésie, revient à dire à quiconque croise votre regard que vous cherchez la bagarre : une bien mauvaise façon de passer ses vacances.

Au Vietnam, mieux vaut éviter de souhaiter bonne chance à quelqu’un en croisant les doigts. Ce petit geste innocent chez nous représente là-bas l’organe génital féminin, non pas que ce dernier soit insultant, mais au Vietnam, tous les organes sexuels sont tabous et vulgaires.

Enfin, si vous souhaitez négocier dans un magasin en Grèce ou au Pakistan, mieux vaut écrire le nombre 5 sur un bout de papier qu’ouvrir la main en grand. Ce geste n’est rien de moins qu’une menace de malédiction sur la famille de votre interlocuteur pour cinq générations : de quoi passer directement par la case bagarre sans même poser les mains sur les hanches… on croise alors les doigts pour vous !

FAUX-AMIS, ON SE MEFIE

Une mauvaise maîtrise de la langue locale peut rapidement vous entrainer dans un véritable sketch et pour ça, vous pouvez compter sur les nombreux « faux-amis » langagiers. La liste est longue mais voici notre podium en contexte :

Et pour terminer, voici 3 conseils «anti-ridicule»

Ne pas avoir une confiance aveugle en son traducteur préféré : « J’ai mangé un avocat » ne se traduit pas par « I ate a lawyer » (avocat aussi, mais auxiliaire de justice dans ce cas).

Ne pas traduire littéralement une expression et dire : « To jump from rooster to donkey », pour « passer du coq à l’âne ». Votre interlocuteur risque d’en être assez confus… La bonne traduction ici c’est « to jump from pillar to post ». 

Affûtez votre oreille : « See you next week ! ». Non, on ne vous propose pas des céréales Nesquik !

Nous pourrions ainsi  multiplier à l’infini les exemples cocasses mais le mieux étant de les expérimenter par nous-même, nous vous invitons à découvrir nos prochains voyages de groupe dans le catalogue Hors-Série vacances Hiver 2022/2023 à paraitre dès le 15 septembre.

Spot Magazine no 21Le rire :-)

Auteur·e·s :
Lucie Jolivelle & Odile Duplessy, Cindy Brun, Odile Duplessy, Morgane Ranzini, Caroline Mitlas, Annick Boubon, Hélène Baldassin, Patrick Bernard